[TYPO] La Josefin Sans, le vintage scandinave

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Étant particulièrement friande de la Futura créée en 1927, j’ai été tout naturellement attirée par la Josefin Sans. D’abord interpellée de voir mon prénom (orthographié de manière immonde) dans la liste de typos disponibles dans inDesign, je fus agréablement surprise de voir une typo aussi jolie et sobre pouvant facilement remplacer la Futura.

Il s’agit d’une antique dont les dix variantes sont une thin, light, regular, semi-bold et bold ayant leur version italique. La forme des glyphes est très ronde et spacieuse.
L’auteur, Santiago Orozco, s’est inspiré de la Futura de Paul Renner mais également des typographies scandinaves, ce qui donne une typo sobre.

[ILLUSTRATEUR] Si_Ku, la couleur qui apporte tant au style graphique

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Si_Ku est un animateur et illustrateur japonais. Il a commencé à se faire connaître en 2011 en réalisant la plupart des clips du compositeur Kikuo.
Son univers graphique est particulier; ses visuels sont colorés, clairs, détaillés, et la figure qu’il utilise le plus est celle d’une demoiselle inexpressive.

Loin du style manga cliché et insipide dont nous sommes aujourd’hui abreuvés, le style graphique des figures humaines de Si_Ku semble minimaliste et bien à lui. Il utilise des formes géométriques, des couleurs, et ses peintures ont bel et bien une texture propre à elles.

J’aime son travail car le choix des couleurs est impressionnant, et son rapport à la texture est toujours très pertinent: en effet, s’il se contentait de colorier au Promarker, son style serait alors insipide. Cet artiste représente à lui tout seul ce que j’attends d’un style graphique incomplet ou minimaliste: un élément pour le sauver de la fadeur.

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[SITE WEB] ChrisJockey Primate

Le portfolio est un moyen pratique de regrouper et exposer son travail, dans le but de le montrer à un potentiel employeur par la suite. Certains se contentent d’un Tumblr ou d’un ArtStation…. et d’autres choisissent un site interactif steampunk. Rien que ça.

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Christian Marquez est un webdesigner, illustrateur et animateur Colombien, et je vais vous présenter son site portfolio, accessible sur ce lien. Inutile de préciser qu’il vous faudra Flash pour pouvoir naviguer.

Le site est statique, en one-page, l’index étant un loop d’animation représentant un bateau flottant. L’univers graphique est steampunk, voire dieselpunk. La typo contraste avec le thème et donne un côté plus informatique; elle semble être utilisée pour le texte d’une infinité de jeux vidéos, notamment sur Nintendo DS.

Il s’agit d’un parfait exemple de design d’interaction: les autres pages sont accessibles via les différentes parties du bateau. Entre autres, la partie “Web design” se situe sur la tour annexe, l’animation sur les engrenages, l’illustration sur la fenêtre du haut… cliquer sur l’un d’entre eux active un roll-over qui présente donc quelques travaux.

Hormis un manque d’ergonomie concernant l’emplacement des différentes rubriques, j’ai trouvé ce site très intéressant car son univers graphique me plaît, et qu’il fait son job en tant que portfolio.

[EXPOSITION] Présumées coupables

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Présente aux archives de Paris dans le 3e arrondissement, l’exposition Présumées Coupables à immédiatement capté mon attention. Les injustices ancestrales faites aux femmes méritent bien d’être regroupées, même partiellement, pour se rendre compte que nous avons été discriminées bien longtemps, pour des causes toujours aussi irréalistes.

La lumière était importante et même très intéressante lors de l’exposition; on entre dans un bâtiment baigné de lumière, et l’exposition se passe dans de grandes salles sombres avec une lumière tamisée.

Des documents par centaines sont présentés dans des vitrines et les témoignages sont cités sur un écran, avec pour la plupart une traduction en anglais et du vieux français au français plus courant. Ces témoignages sont authentiques des procès fait au femmes accusées de sorcelleries. Une autre partie de l’exposition concerne d’autres accusations importantes, comme l’empoisonnement (agréablement surprise d’avoir vu tout un article sur Hélène Jégado, femme qui a inspiré Jean Teulé pour son roman Fleur de Tonnerre) ou même l’avortement et l’infanticide.

Différentes représentations de la femme étaient exposées, toutes époques confondues.

La salle qui m’a le plus intéressée était celle consacré à la Libération, avec les fameuses femmes “coupables” d’avoir eu une liaison avec un Allemand lors de l’occupation. Tondues, humiliées, emprisonnées; l’injustice est insoutenable et on sort de cette salle avec la rage de savoir qu’il y a moins d’un siècle, ce genre de pratiques étaient vues comme justes et méritées.

Très bien documentée et informative, cette exposition est utile pour éduquer et rappeler les injustices commises dans le passé.

[MEMORIAL | MUSEE] Mémorial de la Shoah, 13/02/2017

A la suite de mon premier post sur le mémorial de la Shoah centré sur l’exposition La Shoah dans la bande dessinée, j’ai décidé de faire un post séparé pour parler du mémorial lui-même. Sa documentation massive et ses impressionnantes reconstitutions à elles seules méritaient leur propre post; l’entrée et l’environnement étaient particulièrement prenants.

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Dès l’entrée, l’atmosphère est lourde et on sait que l’on s’apprête à entrer dans une partie bien sombre de l’histoire. Le mémorial est constitué d’une partie documentée, d’une salle d’archive, d’une crypte, d’une librairie, de salles pour expositions temporaires et une pour l’exposition permanente. Nous avons commencé par l’exposition temporaire avant de nous concentrer sur l’entièreté du mémorial.

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Comme pour la majorité des mémoriaux concernant l’holocauste, un silence presque pesant nous fait perdre la notion du temps, et on ne peut que suivre le respect envers les victimes.
Je tiens à préciser que ce réflexe de considérer les juifs comme uniques victimes du génocide à tendance à m’irriter, car il ne faut pas oublier que les homosexuels, tziganes, malades mentaux, trisomiques, et autres minorités furent également victimes de cette tuerie et ne sont mentionnés de manière presque anecdotique dans les mémoriaux. Cependant, le mémorial de la Shoah est très clairement concentré sur l’histoire juive durant la seconde guerre mondiale.

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Plusieurs salles sont dédiées au sort des juifs durant la Seconde Guerre Mondiale, et sont réparties chronologiquement, allant du début de cette idéologie à la persécution, puis à la Solution Finale. Des documentaires furent projetés, concernant la propagation de l’idéologie nazie et sa manière de séparer la communauté juive des autres en employant des clichés et de la prétendue science pour leur donner une image sournoise et malveillante.

20170213_162554.jpgEtoiles, + moule en plomb servant à imprimer
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Passeport classé “Juif”

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La documentation massive est ponctuée d’éléments originaux datant de l’époque, entre les affaires personnelles jusqu’aux papiers d’identité. Mon élément préféré est situé ci-dessous;

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Dans l’ordre, une gamelle + cuillère venant d’un camp, un chapeau et la blouse d’un déporté, plus bas un barille ayant autrefois contenu du Zyklon B, et ce bout de tissus… fait avec des cheveux de déportées. En s’approchant, on peut voir des cheveux dépasser.

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Des photos et affiche de l’époque de l’occupation furent exposées.

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Des journaux furent aussi exposés.
Près de la crypte fut exposé une très petite exposition documentée concernant les tenants et aboutissants de la colonisation de l’Afrique par l’Allemagne. Cette partie m’a moins intéressée mais elle fut tout de même pertinente.

Pour finir, la librairie du mémorial de la Shoah est très complète et exposait au moins toutes les bande dessinées dont l’exposition parlait, en plus d’autres oeuvres autour de la Seconde Guerre Mondiale telle que Gen d’Hiroshima de Keiji Nakazawa.

La finir de ce mémorial m’a transportée dans le siècle dernier, et je suis satisfaite de ma visite.

[EXPOSITION] La Shoah dans la bande-dessinée, 13/02/2017

Situé dans le 4e arrondissement de Paris, le mémorial de la Shoah est un impressionnant lieu de recueil et d’informations. Axé sur l’histoire juive durant la Seconde Guerre Mondiale, le mémorial est, en plus d’être très accessible, également très bien documenté. En effet, la documentation massive concernant la montée au pouvoir du parti nazi, les conditions de vies des camps et leurs répercutions après-guerre nous transporte dans la première moitié du XXème siècle et nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire, ponctuées de nombreuses photos et vidéos d’archives.

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L’exposition La Shoah dans la bande dessinée nous évoque immédiatement le culte Maus d’Art Spiegelman, qui contait la vie de son père avant, pendant et après sa déportation entrecoupés de sa vie quotidienne avec lui. Cependant, j’ai trouvé juste et très intéressant de parler d’autre bandes-dessinées et surtout, d’une représentation encore plus ancienne des camps de concentration et d’extermination.

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L’exposition s’étalait sur cinq pièces, et les murs étaient tapissés de bandes dessinées du monde entier et de toutes époques confondues – du célèbre manga L’histoire des 3 Adolf d’Osamu Tezuka au comics X-Men des années 60, le nazisme (et plus précisément la déportation) furent très présents dans l’esprit des créateurs jusqu’à nos jours, certains racontant leur vie au camp mais aussi leur vie d’enfant caché, ce qui fut le cas de Gotlib notamment.

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(on peut parler du fait que Hummaus est en Comic Sans MS?)

Une pièce fut consacrée aux enfants de la Shoah, les considérant comme les victimes les plus innocentes de ce conflit et faisant une petite sélection de bande dessinées parlant d’enfants déportés ou cachés pendant l’occupation. Je tiens à mettre en avant Paroles d’étoiles de Jean-Pierre Guéno, véritable portfolio de dessinateurs avec des styles graphiques tous différents et originaux dans leurs manières de narrer une chose aussi précieuse qu’un témoignage d’enfant ayant vécu la persécution menée par les nazis.

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Portrait au pastel gras, Art Spiegelman

A cette exposition fut également ajoutée une petite documentation sur les trois autres génocides du XXème siècle, à savoir le génocide Arménien (1915), le génocide Cambodgien (1975), et celui des Tutsis (1994). J’ai eu le plaisir de découvrir le troublant Deogratias de Jean-Philippe Stassen, dont la couverture était particulièrement jolie.

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A cette exposition s’ajoutait donc une bibliothèque où étaient regroupés une cinquantaine de bandes dessinées sur la Shoah, certaines étant même exposées.
Cette exposition était très complète et relatait de bande dessinées de toutes époques et du monde entier, ne s’arrêtant pas à Maus. Le petit plus que j’ai trouvé intéressant était la partie qui concernait les autres génocides, la Shoah leur faisant bien trop souvent de l’ombre.

First blog post

Bonjour et bienvenue sur mon blog élève où figureront mes découvertes, références, inspirations, tutoriels… (quand je prendrai le temps de le mettre à jour, bien sûr)
Je suis Joséphine Conte, élève au Lycée Gutenberg depuis septembre 2016 en BAC PRO Artisanat et Métiers d’Arts option Communication Visuelle Pluri Média.